A quand la fin du cauchemar du jeune syndicaliste Zouhair ZOUIDI ?


Zouhair Zoudi, actuellement à la prison civile de Gafsa

Le jeune Zouhair ZOUIDI, responsable syndical à l’UGET, l’Union Générale des
Etudiants Tunisiens, a participè au nom de son organisation à un sit-in
organisé le 03 octobre 2009 à la cité universitaire El Bassatine , à Mannouba,
avec la participation de 130 étudiantes , privées toutes de leur droit à
l’hébergement alos qu’elles sont issues de milieux modestes voire
défavorisés….Le 16 octobre, Zouhair fût arrêté à la sortie du foyer
universitaire vers trois heures de l’après-midi en raison du rôle militant
qu’il a joué dans ce sit-in.

Le procès de Zouhair a eu lieu le jeudi 29 octobre 2009. Il fût condamné à une
très lourde peine de37 mois de prison ferme lors d’un procès inique et après
avoir été sauvagement torturé lors de ses interrogatoires.Et comme des dizaines
de syndicalistes inculpés toutes et tous dans des affaires de droit commun
telles que : vol, tapage, ébriété, destruction des biens d’autrui, agression de
fonctionnaires, Zouhair a été jugé dans différentes affaires: entrave à la
liberté de travail, vol simple, tapage et dégradation du bien d’autrui. Sachant
que Zouhair ZOUIDI a déjà été condamné par le passé en raison de ses activités
syndicales. Le 24 décembre 2008, il a été condamné en appel en compagnie de son
camarade Anis BEN FRAJ à 4 mois de prison ferme.

Faut-il rappeler que pour le pouvoir dictatorial de BEN ALI, ces étudiants et
responsables syndicaux, toutes et tous au service d’autrui et en lutte pour les
droits et libertés fondamentaux de tous, et qui en principe font l’honneur de
tout un peuple, sont traités comme des voyous et vagabonds des rues. Toutes et
tous ont vécu un vrai cauchemar qui a pris fin avec la Tunisie libre du 14
janvier, à l’exception de Zouhair qui croupit encore en prison, et depuis plus
de seize mois.

La question qui se pose: pourquoi cette injustice ? Pourqoi n’a-t-il pas quitté
la prison avec tous ses camarades ? Sa place n’est-elle pas sur les bancs de
l’Université afin de poursuivre ses études ? A quand la fin de ce cauchemar pour
ce jeune tunisien ?

Paris, le: 14/02/2011

FATMA BOUAMAIED KSILA