La ‘‘racaille » n’a pas volé au secours du Prophète.


Comme la maladie des volatiles, la défense du prophète arrive par l’Est. On signale une manifestation à Strasbourg sous le mot d’ordre ‘’non à la dictature de la démocratie, certainement par souci de recycler les banderoles remisées de la manifestation pour le voile dont le mot d’ordre était  »non à la dictature de la … laïcité ».

Une manifestation plus nombreuse mais plus pondérée a également eu lieu ce samedi à Paris. Dieu merci, l’épidémie semble, pour l’instant, perdre de sa virulence en se propageant. Le Gouvernement Français est rassuré.

En effet, il a des raisons objectives de douter de l’adhésion des cités aux menées des activistes musulmans.

Il faut dire que les jeunes des cités étaient récemment, insultés publiquement puis réprimés sévèrement sans trouver de soutien auprès des amis du prophète. Le président du consistoire des musulmans de France s’était fendu de son toujours prêt appel au calme largement relayé par tous les intéressés.

L’Islam de France avait donc, sans coup férir, tiré bénéfice en capital de responsabilité et d’honorabilité auprès de la Droite aux affaires sur le dos des jeunes des cités écrasés par le chômage et la Police de la République version Sarkosy.

D’ailleurs, la religion trouve toujours meilleur compte auprès de populations misérables auxquelles elle distribue aumône et places au paradis et remplit les temples les VSD. Je n’ai aucun doute, si l’influence de la religion dans les cités reste limitée, c’est grâce aux allocations familiales et aux maigres minima sociaux.

Les pays arabes non plus n’ont tenté aucune ingérence même au titre des Droit de l’Homme pourtant désormais internationalement admise. Il s’agissait d’une population, démunie dans un pays riche, insultée et réprimée suite à une émotion due aux décès des leurs au cours d’une traque policière. Des notes au titre des Droits Humains auraient été tout à fait appropriées.

Au contraire, les Pays arabes, comme le monde entier,ont assisté passivement à la ratonade; des médias d’une grande pénétration comme al Jazirah et al Quds ayant largement relaté l’événement présenté, à juste titre, comme l’intifadha contre l’exclusion et le mépris.

Logiquement, comme les amis du prophète de l’intérieur comme ceux de l’extérieur avaient sciemment ignoré l’intifadha de la dignité des cités, ils ne devraient pas pouvoir enrôler ces jeunes dans leurs légions de défense du Prophète mais, avec les religieux, ont n’est jamais tout à fait à l’abri d’un miracle .