Des agents pénitentiaires sanctionnés / par Abou Zaydane


Lire aussi les traductions de l’article « Une pétition de 86 prisonniers tunisiens »

1ère partie de la traduction

2nde partie de la traduction

3ième partie de la traduction

Le site internet Réveil Tunisien a publié un article relatif au traitement réservé par le régime tunisien fasciste aux prisonniers d’opinion et de droit commun et à
toutes les sortes d’humiliations et d’agressions subies par 86 prisonniers.

Depuis lors, Fayçal Rommani, directeur de la prison du 9 avril, rentré
dernièrement d’un stage à l’étranger, a réintégré son poste dans la dite prison.

Confronté à la recrudescence des plaintes de familles de prisonniers d’opinion et
de droit commun concernant la multiplication des cas d’escroquerie perpétrée par
des agents pénitentiaires et la vénalité de ces derniers, il a fait suspendre de
leurs fonctions deux agents dans l’attente de leur comparution devant le conseil
de discipline de l’administration générale des prisons et de la rééducation.

Il s’agit de Mustapha Ferchichi et de Mohammed Ben Brahim, alias Béchir Ben Béchir
et ces faits ont eu lieu le 1er janvier 2006. Il a été fait abstraction du reste des
collègues de ces agents, dont le nombre avoisine la cinquantaine, qui contactent en
cachette les familles des prisonniers à leur domicile et ont les mêmes buts que les
deux agents précités.

Il s’avère que le tortionnaire Fayçal Rommani n’a pas œuvré à garantir les
conditions de la citoyenneté (droits et devoirs) dans le cadre de ses tâches de
directeur de la prison de Guantanamo et Abou Ghraïb, pardon de la prison du 9
avril, (dont il a été décidé qu’elle déménagerait à Borj El Amri, où les travaux
s’accélèrent pour terminer sa construction).

Comme ce régime est hideux ! Comme les moyens, auxquels il recourt pour affronter
les enfants de la Tunisie, sont répugnants ! C’est un signe de faillite et de
décadence que ce régime misérable dresse des barricades de fils du peuple tunisien
pour affronter l’autre partie de ses enfants.

Combien de sang a coulé et comme le temps s’est éternisé en prison tandis que des
détenus étaient frappés et privés même de soins médicaux. Est-ce que Ben Ali, le
despote, sera assez attentif aujourd’hui pour renoncer au pouvoir afin que nous
fondions un nouveau modèle qui permette d’accéder aux informations, à des médias
indépendants, au droit de manifester pacifiquement dans notre pays, à l’avènement
du tout démocratique, à la libération de tous les prisonniers d’opinion, enfin à
un avenir nouveau pour cette nation qui a souffert et continue de souffrir des
fléaux du dictateur Habib Bourguiba et de son successeur Zine El Abidine Ben Ali.

(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

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