Revue de presse n°293




La Revue de Presse (RDP) est publiée quotidiennement sur le site www.reveiltunisien.org.

Aujourd’hui, 29 novembre, est la journée internationale de soutien au peuple Palestinien. Mabrouk, malgré les circonstances qui prêtent difficilement à la fête ! 


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fouednejm@hotmail.com


La revue de presse, ce sont les meilleurs articles des principaux quotidiens européens ainsi que les infos de dernière minute des agences de presse choisis pour vous en toute subjectivité par Ahmed fouednejm. Les URL de quelques articles du site de la télévision qatarie Al Jazeera (en arabe) et d’Al Quds Al Arabi (journal panarabe édité à Londres) seront également donnés.


Sommaire:

Partie arabe: (Al Jazeera, Al Quds Al Arabi) :




  1. « Al Qaida et le virage dangereux ». Très bon éditorial  de A. Atwan http://www.alquds.co.uk/index.asp?fname=2002\11\11-29\g27.htm&storytitle=?????%20???????%20???????%20??????

 

Partie Française: (Le Monde, La Presse, AFP, Reuters) :

 

Au sommaire aujourd’hui 4 articles et dépèches du Monde (édition du 30 novembre) de La Presse, de l’AFP et de Reuters



  1. Récapitulatif des attaques anti-israéliennes + élection de Sharon à la tête du Likoud (AFP, Reuters)


  2. Les 70 ans de Chirac (Le Monde)


  3. Antoine Sfeir persiste et signe (La Presse)


  4. Tennis, finale de la Coupe Davis : La Russie mène 1-0 face à la France (Le Monde)

Dernière minute: Dans le deuxième match de la finale de la coupe Davis, Grosjean (France) mène devant Kafelnikov (Russie) 7-6, 3-2 (service à suivre). Quelque soit l’issue de ce match, le double de demain qui opposera la paire Santoro-Escudé à Safin-Kafelnikov, risque fort d’être décisif.

 

 

Achevée aujourd’hui à 17 H 10 GMT.

 Bonne lecture !




 

I Attentats anti-israéliens + Sharon à la tête du Likoud :

 


 


Attentats contre Israël, réélection de Sharon à la tête du Likoud

Le premier ministre israélien a été largement réélu, jeudi, aux « primaires » du Likoud, le grand parti de la droite. D’après la première chaîne de télévision israélienne, Ariel Sharon a obtenu 61 % des suffrages exprimés contre 37 % à son rival Benjamin Netanyahou, ministre des affaires étrangères.

Attentat-suicide à l’hôtel Mombasa. Jeudi, en début de matinée, un attentat-suicide à la voiture piégée a été perpétré contre un hôtel principalement fréquenté par des touristes israéliens situé près de Mombasa, la deuxième ville kényane. Quinze personnes, dont neuf Africains – essentiellement Kényans -, trois Israéliens (une personne âgée et deux enfants), et trois kamikazes ont été tués. Cette attaque a eu lieu à 8 h 25, heure locale (6 h 25 en France). Au moment de l’explosion, 140 Israéliens étaient en train de se faire enregistrer à la réception de l’hôtel. Selon la police locale, les trois kamikazes seraient « d’origine arabe ». Deux personnes ont été arrêtées après l’attentat, et étaient toujours interrogées jeudi soir par la police kényane.

Tir de missiles sur un avion israélien. Cinq minutes avant l’explosion de l’hôtel, un avion charter israélien de la compagnie israélienne Arkia échappait au tir de deux missiles peu après avoir décollé, avec 261 passagers à bord, de l’aéroport de Mombasa. L’avion s’est finalement posé, en début d’après-midi, à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv. A son arrivée, le pilote de l’appareil, le commandant Rafi Marik, a dit avoir avoir senti « un choc » après le décollage et vu « deux sillages de fumée blanche » sur sa gauche. L’avion n’a pas été touché, mais à leur arrivée, les passagers, dont certains, à l’instar du pilote, avaient « vu quelque chose », ne cachaient pas leur soulagement : tous avaient quitté dans la matinée l’hôtel Paradise Mombasa. Peu après les tirs de missiles contre le Boeing, la compagnie aérienne israélienne El Al a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre tous ses vols à partir de l’étranger vers l’aéroport Ben Gourion.

Un bureau du Likoud attaqué en Israël. Quelques heures après les attaques au Kenya, à Beit Shéan, dans le nord d’Israël, deux Palestiniens armés de grenades et de fusils automatiques ont attaqué un siège local du Likoud, dont les « primaires » ont lieu ce jeudi, tuant six Israéliens. Les assaillants ont été abattus. L’attaque, revendiquée par les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, groupe armé lié au Fatah, le mouvement de Yasser Arafat, a également fait quinze blessés, dont dix étaient dans un état grave. Selon des témoins, les assaillants sont arrivés dans un véhicule et ont ouvert le feu sur le bureau du Likoud, qui faisait office de bureau de vote, alors que des membres du Likoud faisaient la queue pour voter. La télévision israélienne a parlé d’un troisième assaillant. La police a bouclé tout le secteur et appelé les habitants de Beit Shéan à rester cloîtrés chez eux. Ariel Sharon, chef actuel du Likoud, est donné grand favori pour succéder à lui-même à l’issue des primaires. Son bureau a indiqué qu’il tiendrait une conférence de presse à Tel-Aviv en fin de journée.

Les pistes des enquêteurs. A Beyrouth, une organisation jusque-là inconnue, « l’Armée de la Palestine », a revendiqué la double attaque de Mombasa. Un peu plus tôt, le ministre des affaires étrangères israélien, Benjamin Nétanyahou, rival d’Ariel Sharon aux primaires du parti Likoud, avait mis en cause le « terrorisme international » dans ces attentats, unanimement condamnés. L’un des conseillers de M. Sharon, Zalman Shoval, a indiqué que le premier ministre israélien avait chargé le Mossad (le service du renseignement) d’enquêter sur la double attaque au Kenya. Les autorités israéliennes et kényanes ont été promptes à attribuer les attentats au réseau Al- Qaida. Mais, pour le porte-parole de la Maison Blanche, « il est prématuré de dire si c’est le travail d’Al-Qaida ou pas ».

Ariel Sharon, grand vainqueur des « primaires » du Likoud. Le premier ministre israélien Ariel Sharon a été largement réélu, jeudi, à la tête du Likoud, le grand parti de la droite israélienne. D’après la première chaîne de télévision israélienne, Ariel Sharon a obtenu 61 % des suffrages exprimés parmi les 305 000 membres du Likoud appelés à voter, contre 37 % à son rival Benjamin Netanyahou, ministre des affaires étrangères. Cette victoire d’Ariel Sharon est un premier pas vers sa réélection lors des législatives du 28 janvier 2003, le chef du gouvernement devançant nettement le candidat du Parti travailliste Amram Mitzna dans les sondages. Le premier ministre israélien a appelé les militants du Likoud à ne pas se laisser influencer par les derniers événements. « Nous avons des faits qui montrent clairement que les Palestiniens, les organisations terroristes, l’Autorité palestinienne et aussi des pays arabes veulent influencer le processus démocratique, les élections et que la terreur est l’un de leurs outils », a indiqué Ariel Sharon lors d’une conférence de presse télévisée organisée jeudi en fin de journée.

Avec AFP et Reuters




II Chirac :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3208–300175-,00.html


Le ventre de «une»

Les 70 ans de Jacques Chirac, cette « excellente personne »

TANT PIS pour la « pudeur »que les proches de Jacques Chirac lui prêtent, la France entière – et même l’Europe ! – sait que le président de la République fêtait, vendredi 29 novembre, ses 70 ans. Pas un quotidien, une radio ou une télévision n’ont manqué, cette année, l’anniversaire présidentiel.

Non pas que l’Elysée ait voulu donner à cet événement un lustre particulier. Bien au contraire. « Il ne se passera rien de particulier : comme d’habitude, un pot amical dans le bureau du secrétaire général, avec tous les collaborateurs », indiquait le service de presse. Les collaborateurs en question s’amusent cependant un peu : l’actuel secrétaire général, Philippe Bas, est si différent du précédent, Dominique de Villepin, que le cadeau, traditionnellement choisi par le « SG », échappera peut-être, cette année, aux arts premiers ou asiatiques.

Pour satisfaire ce penchant bien connu du président, il y a déjà, le matin, la visite du vice-premier ministre chinois, M.  Li Lanqing. On n’imagine pas qu’un jour pareil un si illustre visiteur arrive les mains vides. On sait aussi avec quel éclat Tony Blair a fêté le présidentiel septuagénaire : un stylo « Churchill » offert avec une semaine d’avance, à Prague. Et une lettre pleine page dans Paris-Match du 28 novembre, dans laquelle le premier ministre britannique rend hommage, en français s’il vous plaît, au « grand homme » qu’est Jacques Chirac. José Manuel Durao Barroso, le premier ministre portugais, a souhaité un bon anniversaire en remarquant que, Sagittaire comme sa femme et sa mère, M. Chirac devait être « une excellente personne ».

A 13 heures, ce ne sera que du bonheur. Jacques Chirac est à Bercy pour le premier match de la Coupe Davis. « Je me réjouis. On va se régaler », a confié le président à Christian Bîmes, le président de la Fédération française de tennis. « Ã‡a va être dur, mais on peut gagner », lui a répondu le très chiracophile patron du tennis français. M. Bîmes, que le chef de l’Etat avait accablé de superlatifs l’an dernier, en recevant à l’Elysée les vainqueurs de la Coupe Davis 2001, lui a préparé une rencontre amicale avec Boris Eltsine. Et lui a, bien sûr, réservé « sa » surprise : une réplique de la Coupe Davis, le fameux saladier d’argent, qui lui sera remis lors d’une petite cérémonie privée. Sans journalistes. En toute discrétion.

Béatrice Gurrey et la chronique de Pierre Georges page 35


 

III Sfeir:

http://www.lapresse.tn/actualites/certains.html

Le directeur des Cahiers de l’Orient :

« Certains droit-de-l’hommistes se promènent
en donnant des leçons… Si on les écoutait,
on aurait trouvé la solution au conflit du Proche-Orient »

• La femme tunisienne a été avec les autres outils de l’Etat un véritable vecteur de lutte contre les intégristes

RFI a diffusé récemment une interview du directeur des Cahiers de l’Orient, Antoine Sfeir, à la suite de la publication par sa revue, d’un numéro spécial consacré à la Tunisie.

A ce sujet, il a indiqué que la publication de ce numéro spécial s’expliquait par le fait qu’il lui avait paru important de «poser un regard nouveau sur un angle qu’on n’avait pas beaucoup abordé en Tunisie, et qui était cette cohésion sociale, qu’on essaie de mettre sur pied, et de promouvoir la solidarité nationale».

Au journaliste qui lui disait qu’il s’en était pris «sévèrement» à certaines associations françaises de droits de l’homme, Antoine Sfeir a répliqué: «Aujourd’hui, on a l’impression que certains droit-de-l’hommistes (…) et certaines personnes, qui se targuent d’être de la gauche, qui sont plus de la gauche caviar que de salon, que de la gauche, se promènent en donnant des leçons de démocratie, de droits de l’homme, de la manière dont il faut gérer tel ou tel pays (…). Si on les écoutait, on aurait trouvé la solution au conflit du Proche-Orient depuis fort longtemps d’ailleurs. Mais tout cela est très gênant, et très suspect aussi (…)».

Concernant la gestion de l’économie tunisienne, M. Sfeir a dit: «… L’histoire de la Tunisie ne commence pas en 1987, elle se poursuit en 87. Il y a eu la fin de l’ère Bourguiba, qui n’était pas très heureuse, malheureusement, ni très glorieuse en raison de l’âge du père de l’indépendance. Mais je n’ai pas vu, par exemple, ces donneurs de leçons s’insurger contre Bourguiba, qui descendait dans les prétoires des tribunaux pour dire aux présidents de tribunal, en cas de divorce, par exemple: toi, tu n’y comprends rien au droit, moi, je vais t’expliquer qu’est-ce-que c’est que c’est que le droit (…)». (…) «…Tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes, sans doute, (…) mais ça va mieux là qu’ailleurs, et c’est un fait, même si cela déplaît à certains journalistes (…)».

Au sujet du statut de la femme tunisienne, A. Sfeir a souligné que «la femme tunisienne aujourd’hui a une place réelle dans la société, ce qui n’est malheureusement pas le cas dans les autres pays arabes (…) La femme tunisienne a été avec les autres outils de l’Etat, un véritable vecteur de lutte contre les intégristes qui, aujourd’hui, en Tunisie, sont certainement beaucoup moins accrochés à la fois dans les syndicats que dans les campagnes que dans les universités que dans d’autres pays où ils ont fait leur nid».

IV Tennis :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3242–300243-,00.html

Coupe Davis : Safin marque le premier point

Marat Safin a donné le premier point à la Russie en dominant Paul-Henri Mathieu 6-4, 3-6, 6-1, 6-4. Le numéro trois mondial, 22 ans, a connu peu de difficultés pour vaincre la résistance du jeune Français.

C’est sous les yeux du président de la République française Jacques Chirac et de son ancien homologue russe, Boris Eltsine, que la première rencontre de la finale de la Coupe Davis de tennis France-Russie a commencé. Marat Safin a marqué le premier point russe.

Dès l’entame du match Paul-Henri Mathieu a pris un départ ambitieux, obtenant plusieurs balles de break sauvées par le service de Safin, qui allait faire des ravages tout au long de la rencontre. Le bleu des Bleus cédait ensuite son engagement au septième jeu et ne parvenait pas à refaire son retard. La première manche était perdue 6-4.

Dès l’entrée deuxième set le jeune Français montre qu’il ne joue pas cette finale du fait de la blessure au poignet d’Arnaud Clément. Volontaire, il gagne son service puis agresse le Russe à chaque retour pour enfin parvenir à son premier break. Il mène 2 jeux à rien. Le Français maintient la pression et gagne logiquement le second set 6 à 3.

C’est sur un autre ton que le Russe numéro 3 mondial commence le 3e « round » de la rencontre. Loin de lui le souvenir de cette demi-finale perdue devant son public de Moscou face à ce même Paul-Henri Mathieu. A chaque fois que Marat Safin est bousculé par le bouillonnant Alsacien, il claque quelques services bien sentis pour remettre les pendules de cette rencontre à l’heure russe. Le Français semble désorienté ; les jeux défilent, 1, 2, 3, 4, 5 jeux à zéro pour la Russie dans ce troisième set.  » Perdu pour perdu, claque la balle maintenant « , entend-on de la bouche de Guy Forget, capitaine de l’équipe de France, lors du changement de côté. Survolté par les remontrances de son patron, le Français obéit et exécute le Russe avec 4 points gagnants de suite. L’hémorragie semble stoppée. Mais Marat Safin sert toujours aussi bien et remporte sans trembler le troisième set 6 à 1.

Paul-Henri Mathieu sert pour le premier jeu du quatrième set, et gagne, bataillant longuement sur la plupart des points. Lorsque c’est au Russe de servir, quelques premières balles suffisent pour écarter toute velléité offensive du Français. Lors du troisième jeu de cette quatrième manche Mathieu cède, après 3 balles de break sauvées, Marat Safin prend une sérieuse option sur le set et le match. Imperturbable et malgré l’énergie déployée sans compter par le jeune Français, le service du vainqueur du dernier open de Paris-Bercy est imprenable. C’est logiquement que le Russe s’impose 6-4 3-6 6-1 6-4.

Eric Nunès


A demain