Revue de presse n°290



La Revue de Presse (RDP) est publiée quotidiennement sur le site www.reveiltunisien.org

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fouednejm@hotmail.com


La revue de presse, ce sont les meilleurs articles des principaux quotidiens européens ainsi que les infos de dernière minute des agences de presse choisis pour vous en toute subjectivité par Ahmed fouednejm. Les URL de quelques articles du site de la télévision qatarie Al Jazeera (en arabe) et d’Al Quds Al Arabi (journal panarabe édité à Londres) seront également donnés.


Sommaire:

Partie arabe: (Al Jazeera, Al Quds Al Arabi) :




  1. Info urgente: Un missile tombe à côté du palais présidentiel à Kaboul (Afghanistan) www.aljazeera.net


  2. La direction d’Al Jazeera se moque des déclarations du ministre de l’information du Bahreïn qui a qualifié la chaîne qatariote de « vermine satanique et sioniste » http://www.alquds.co.uk/index.asp?fname=2002\11\11-26\m55.htm&storytitle=???%20??????%20?????%20????%20???????%20???????%20%20???????%20:%20???????%20????%20???????%20????????%20?????%20?????%20?????%20???????%20???????%20?????


  3. Selon certains témoignages concordants, le pouvoir irakien se préparerait à « une guerre des rues » http://www.alquds.co.uk/index.asp?fname=2002\11\11-26\g28.htm&storytitle=????%20????%20?????%20????????%20?????%20??????%20??????????%20????%20???%20?????

 

Partie Française: (Le Monde, AFP, Tunis Hebdot) :

 

Au sommaire aujourd’hui 5 articles et dépèches du Monde (édition du 27 novembre), de l’AFP et de Tunis Hebdo (25 novembre).


  1. Mitzna prêt à négocier (Le Monde)

  2. Sida: L’hécatombe (Le Monde)


  3. Détérioration de la liberté de presse dans le monde (AFP)


  4. Algérie: Bebhadj bientôt libéré (Le Monde)


  5. Foot en Tunisie (Tunis Hebdo). Avec un peu d’imagination, on peut penser que le journaliste parle du pouvoir politique et non de l’équipe nationale de Football. Mais, peut être que la RDP fait une trop large interprétation des intentions des journalistes (sportifs) tunisiens !

 

Achevée aujourd’hui à 17 H 17 GMT.

 Bonne lecture !




 

I Mitzna :

 


 


Amram Mitzna prêt à négocier avec les Palestiniens

Jérusalem de notre correspondante

Une semaine après avoir été élu à la tête du Parti travailliste israélien, Amram Mitzna commence à endosser les habits de candidat au poste de premier ministre. Cravate bleu électrique, veste ajustée, barbe rangée, le maire d’Haïfa a rodé ses thèmes de campagne devant la presse étrangère réunie à Jérusalem, lundi 25 novembre. Sans se départir d’une tranquille assurance, le principal adversaire de la droite aux élections générales du 28 janvier 2003 en a profité pour muscler son discours, notamment sur le terrain de la sécurité, et tenter de rallier les voix du centre qui lui font défaut.

S’il s’est prononcé pour la reprise des discussions avec les Palestiniens « dès qu‘-il sera- élu premier ministre », M. Mitzna n’en a pas moins attaqué de front le président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat.




   
« C’est lui qui mène le terrorisme contre Israël », s’est-il emporté. « Il s’est lui même positionné comme notre ennemi.«  Ce jugement ne l’empêcherait pas de négocier directement avec celui que l’ensemble de la classe politique israélienne juge « hors jeu ». « Car c’est avec nos ennemis que nous devons faire la paix », a reconnu l’ancien général, responsable de la Cisjordanie entre 1987 et 1990, durant la première Intifada.

Soucieux de dépasser l’image de pacifiste ancré à gauche, qui l’a clairement démarqué de ses adversaires au sein du Parti travailliste, M. Mitzna a par ailleurs affiché des positions fermes sur la lutte contre le terrorisme. Les opérations militaires en cours dans les territoires occupés, à la suite du dernier attentat-suicide à Jérusalem, ne le choquent pas. « J’aurais fait la même chose », a déclaré, sans hésiter, le candidat de la gauche. « Nous devons combattre le terrorisme avec tous les moyens dont nous disposons. En refusant de lutter contre les terroristes, les dirigeants palestiniens actuels se rendent responsables de cette situation. Et je leur dis : « Faites quelque chose pour restaurer la confiance des Israéliens. » Car l’intérêt d’Israël passe par la création d’un Etat palestinien. »

À L’INSTAR D’ITZHAK RABIN

Pas question pour autant d’apparaître comme un clone du Likoud d’Ariel Sharon, l’actuel premier ministre. Pour marquer sa différence avec la politique suivie par le gouvernement, M. Mitzna reprend à son compte un principe édicté par l’ancien premier ministre travailliste Itzhak Rabin et envisage de « négocier comme s’il n’y avait pas de terrorisme et de lutter contre le terrorisme comme s’il n’y avait pas de négociations ». Il poursuivrait également la construction de la clôture en cours entre Israël et les territoires palestiniens. « La haine et la méfiance nous obligent à ériger une frontière et, par endroits, un mur entre nous et les Palestiniens. »

Le programme du candidat travailliste, centré sur « l’évacuation immédiate et sans conditions des colonies de Gaza » et le « désengagement » d’Israël de Cisjordanie et de Jérusalem, avec ou sans accord avec les Palestiniens, se heurte naturellement aux intérêts des colons. Là encore, dans un souci d’apaisement, M. Mitzna n’a pas hésité à affirmer qu’il « appréciait la plupart d’entre eux », les enjoignant néanmoins à faire preuve de « patriotisme » et à « revenir en Israël ». « Nous avons besoin d’eux dans le Néguev ou en Galilée », a osé le chef du Parti travailliste. Il envisage de consacrer « toute l’énergie et tous les moyens financiers », actuellement dépensés dans les territoires occupés à la relance de l’économie israélienne et au règlement des problèmes sociaux.

Partisan de l’unité nationale, M. Mitzna n’a pas rejeté l’idée d’une nouvelle coalition avec la droite, même s’il juge qu’un nouveau gouvernement mené par le Likoud serait « une mauvaise chose » pour Israël. « Il faudrait voir ce qui peut nous unir. Mais je répète que notre désengagement des territoires est le point essentiel de mon programme. » Convaincu qu’un « vent nouveau » souffle sur le pays depuis son élection à la tête de l’opposition, le maire d’Haïfa veut, pour l’instant, croire que les Israéliens choisiront l’alternative Mitzna.

Stéphanie Le Bars




II Sida :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3210–299673-,00.html

Le sida a tué plus de trois millions de personnes cette année

L’Onusida lance un nouveau cri d’alarme à l’occasion de la publication, mardi 26 novembre, de ses données annuelles. L’épidémie mondiale ne cesse de progresser et menace de devenir incontrôlable dans deux nouvelles régions, l’Asie et l’Europe orientale. Cinq millions de personnes ont contracté le VIH en 2002, autant qu’en 2001, et le nombre de décès a augmenté, passant de 3 millions à 3,1 millions. L’Inde et la Chine, où les données statistiquesapparaissent largement sous-estimées, sont des pays massivement touchés par le fléau. L’Afrique continue à vivre une véritable catastrophe. L’Onusida constate que « le monde s’est contenté de rester sans rien faire alors que VIH/sida balayait » certains pays africains. Dans quatre pays d’Afrique australe, la prévalence du VIH chez l’adulte dépasse les 30  %.

Déjà hors de contrôle en Afrique subsaharienne, l’épidémie mondiale de sida pourrait devenir immaîtrisable dans deux autres régions du monde : l’Asie et l’ensemble « Europe orientale et Asie centrale ». En publiant son rapport annuel, mardi 26 novembre, l’Onusida n’a pas caché son inquiétude. Près d’un million de nouvelles contaminations par le VIH ont eu lieu en 2002 en Asie du Sud et de l’Est et 250 000 personnes de plus ont contracté le virus du sida en Europe orientale et en Asie centrale. L’Inde, la Chine, la Russie sont de véritables bombes à retardement où l’épidémie croît à des vitesses vertigineuses.

Dans le monde.

A la fin 2002, le nombre de personnes infectées par le virus du sida dans le monde s’élève à 42 millions, soit 2 millions de plus qu’il y a un an. Les femmes représentant désormais la moitié des adultes touchés. L’Afrique subsaharienne compte 29,4 millions de séropositifs. L’Asie et le Pacifique constituent la deuxième région la plus touchée, avec 7,2 millions de porteurs du VIH, contre 1,2 million pour l’Europe orientale et l’Asie centrale. Le nombre de nouvelles infections n’a en rien diminué : 5 millions de personnes ont contracté le VIH en 2002, autant qu’en 2001 et là encore, les femmes sont particulièrement touchées avec 2 millions de nouveaux cas, soit 200 000 de plus qu’en 2001. Le bilan des décès s’est lui aussi accru : 3,1 millions de morts, soit 100 000 de plus que l’année dernière.

« Les chances de maîtriser l’épidémie de VIH en Asie s’amenuisent rapidement », indique l’Onusida. Vingt pour cent des nouvelles infections annuelles ont lieu dans cette région et 2,1 millions de jeunes de 15 à 24 ans y sont porteurs du virus. Le nombre de décès s’élevant à un demi-million de personnes pour 2002.

Inde.

Le chiffre officiel de 1 % d’adultes vivant avec le VIH en Inde « est peu indicatif de la gravité de la situation dans laquelle se trouve le pays », précise l’Onusida. Manière diplomatique de dire qu’il sous-estime fortement l’importance des dégâts. Près de 4 millions de personnes en Inde vivent avec le virus, le total le plus élevé au monde après l’Afrique du Sud (quasiment 5 millions de séropositifs). De plus, la situation indienne est celle de fortes disparités selon les Etats pour la diffusion de l’épidémie comme pour les actions de prévention.

Chine.

« L’épidémie en Chine ne montre aucun signe de fléchissement « , constate l’Onusida. Environ 1 million de Chinois étaient infectés par le virus du Sida au milieu de l’année 2002. Ce nombre pourrait atteindre 10 millions – l’équivalent de la population de la Belgique – d’ici à la fin de la décennie, si rien de vient endiguer la progression. Les statistiques officielles chiinoises font état d’une augmentation de 17 % des nouveaux cas, mais ce taux pourrait s’envoler s’inquiète l’Onusida, en raison des disparités socio-économiques et d’une importante migration : 100 millions de Chinois vivraient temporairement ou en permanence loin de leur domicile officiel. La maladie se propage dans trois provinces au moins (Yunnan, Guangxi et Guangdong). Dans l’ensemble de l’Asie le fléau touche particulièrement les usagers de drogues injectables, mais « la plus grande partie de la région ne dispose pas des services minimum suceptibles de protéger ces personnes de l’infection à VIH », note l’agence des Nations unies.

Russie.

« L’épidémie continue à se propager rapidement dans la plupart des pays » de la région « Europe orientale et Asie centrale ». C’est dans cette partie du monde que le sida a la croissance la plus rapide. « Ces dernières années, la Fédération de Russie a connu une augmentation exceptionnellement forte des infections à VIH notifiées », constate l’Onusida. L’agence précise : Jusqu’à 90 % des cas relevés ont été officiellement attribués à la consommation de drogues injectables ». Un phénomène qui touche avant tout les jeunes : 80 % des nouveaux malades enregistrés dans la Communauté des Etats Indépendants (ex-URSS), ont moins de 29 ans. Dans la Fédération de Russie, près de 11 000 infections avaient été notifiées en 1998. Cette estimation était montée à 200 000 au milieu de l’année 2002. Une hausse pour beaucoup imputable à l’injection de drogues. Une étude réalisée parmi des lycéens de Moscou a révélé que 4 % d’entre eux avaient déjà consommé de la drogue par intraveineuse.

Afrique.

Face à cette croissance impressionnante des infections en Asie et en Europe orientale, la stabilité du nombre des nouvelles infections en Afrique pourrait faussement rassurer. Outre que les chiffres sur les personnes vivant avec le virus (29,4 millions) et sur les décès pour l’année 2002 (2,4 millions) donnent l’ampleur de cette catastrophe continentale, cette constation cache des tendances différentes selon les pays. Des efforts de prévention, en Afrique du Sud et en Ethiopie notamment, ont permis de diminuer la prévalence de l’infection par le VIH chez les jeunes femmes, et le Sénégal comme le Mali, par exemple, continuent de connaître des taux de l’ordre de 1 à 2 % de porteurs du VIH. En revanche, en Afrique australe, au Botswana, Lesotho, Swaziland et Zimbabwe, la prévalence du VIH chez l’adulte dépasse les 30 %.

Si rien n’est fait, met en garde l’Onusida, les projections pour plus d’une centaines d’Etats à faible ou moyen revenu font redouter 45 millions de nouvelles contaminations d’ici à 2010, dont plus de 40 % en Asie et dans le Pacifique. Evoquant l’Afrique, l’Organisation constate que « le monde s’est contenté de rester sans rien faire alors que le VIH balayait ces pays. Il est inadmissible de fermer les yeux sur une épidémie qui continue à se propager dans certaines des régions et des pays les plus peuplés de la planète. »

Paul Benkimoun


VIH et crise humanitaire

Dans son rapport 2002, l’Onusida insiste sur le rôle que joue l’épidémie de VIH dans les crises humanitaires et appelle à les combattre simultanément. Face aux conflits armés, à la perte de récoltes ou aux catastrophes naturelles, les stratégies traditionnelles d’adaptation, affaiblies par le sida, sont inefficaces. C’est le cas en particulier avec la crise alimentaire que connaît l’Afrique australe. A la fin de l’année 2002, on estime que 14,4 millions de personnes sont exposées à la famine au Lesotho, Malawi, Mozambique, Swaziland, Zambie et Zimbabwe, six pays de la région la plus touchée par le VIH. Les institutions de l’ONU ont lancé un appel commun en faveur des populations menacées d’Afrique australe pour récolter 600 millions de dollars, dont 507 millions pour l’aide alimentaire distribuée par le Programme alimentaire mondial.


Débat à l’OMC sur l’accès au traitement

L’ombre des chiffres de la pandémie de sida va planer sur le Conseil des aspects des droits de propriété intellectuelle relatifs au commerce (Adpic). 

Cette structure de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) est réunie pour trois jours depuis lundi 25 novembre afin de résoudre un certain nombre de problèmes en suspens, à commencer par celui de l’accès aux traitements.

 La rencontre interministérielle de Doha, il y a un an, a donné mandat au Conseil pour qu’il trouve une « solution rapide » avant la fin de l’année 2002 au problème des pays ne disposant pas de capacités de production de médicaments génériques. Un accord a été esquissé à Sidney mais la Chine le trouve trop peu favorable aux pays pauvres. 

Prévu à l’ordre du jour de lundi, ce point a été reporté par le Conseil des Adpic sans qu’une nouvelle date soit fixée pour son examen.



III Liberté de la presse :

http://www.lemonde.fr/dh/0,5987,3208–11173381,00.html

Détérioration de la liberté de la presse dans le monde en 2002

 

La liberté de la presse dans le monde s¹est détériorée en 2002, un nombre alarmant de journalistes ayant été tués ou emprisonnés, affirme lundi l¹Association mondiale des journaux (AMJ), en procédant à son examen annuel.Dans un rapport présenté devant son Conseil d¹administration lundi à Moscou et diffusé à Paris, l’AMJ affirme : « Dans les pays qui connaissent de longue date des problèmes dans le domaine de la liberté d’expression, il y a eu peu ou très peu de progrès, et dans certaines régions où des améliorations ont été relevées (Namibie, Afrique de l’Ouest, Salvador, Honduras, Mexique et Europe de l’Est), les récents développements font apparaître clairement que les médias ont encore beaucoup de chemin à parcourir ».Quarante-et-un professionnels des médias ont été tués à cette date en 2002, la Colombie détenant le triste record (10), suivie de la Russie (4), du Mexique et des Philippines (3), également très touchés, affirme le rapport. En 2001, 60 journalistes morts, selon l’AMJ, un chiffre plus important en raison de la guerre en Afghanistan fatale à huit reporters.Au moins, 119 journalistes sont toujours emprisonnés (111 à la même époque en 2001). Le Népal est le pays où sont emprisonnés le plus de journalistes (24), suivi de l’Erythrée (18), la Birmanie (15), la Chine (11) et l’Iran (10).L’AMJ note « certaines avancées, comme au Bénin et au Ghana, probablement les deux pays du continent africain, avec l’Afrique du Sud, où la presse jouit du plus grand niveau de liberté », et « des progrès » également en Somalie, au Pérou et en Afghanistan.La presse nationale russe a « vu son niveau de professionnalisme augmenter, même si la région connaît toujours de sérieux problèmes », estime l’AMJ. En Chine, où il n’y a pas de liberté de presse, l’Association relève toutefois « une volonté croissante parmi les journaux d’offrir des services professionnels ».L’AMJ, défend la liberté de la presse à travers le monde. Elle représente 18.000 journaux et compte 71 associations nationales d’éditeurs, des directeurs de journaux dans 100 pays, 13 agences de presse, et sept organisations régionales et internationales de presse.

 

IV Algérie :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3210–299679-,00.html

Algérie : refus d’Ali Benhadj d’être libéré avant terme

Ali Benhadj ne veut pas être libéré avant l’expiration de sa peine. Dans une lettre publiée, dimanche 24 novembre, par la presse algérienne, le numéro deux de l’ex-Front islamique du salut (FIS) refuse par avance toute grâce présidentielle qui viendrait écourter la peine de douze ans de prison qu’il finit de purger à Blida, à quelques dizaines de kilomètres de la capitale. « Je refuse le pardon tel que souhaité par les vrais décideurs ; il n’y a de pardon que celui accordé par le Dieu tout puissant », écrit-il dans la lettre transmise à sa famille et destinée à l’opinion publique.

Celui que la presse occidentale avait surnommé au début des années 1990 le « Savonarole algérien » à cause de son engagement passionné récuse toute grâce, car, sa détention touchant à son terme, « le pardon devient un slogan pour la consommation et le marchandage ». Aujourd’hui âgé de 46 ans, l’ancien imam, quoique d’une santé fragile, ne veut pas non plus d’une libération que le pouvoir justifierait par des raisons humanitaires. Pourquoi les « décideurs » se soucieraient-ils, « après un si long silence », de sa santé ? « Où donc était le pouvoir lorsque je combattais la mort dans le cachot qui m’était réservé ? » demande-t-il.

La rumeur d’une libération anticipée du numéro deux de l’ex-FIS a refait surface, il y a un peu plus d’une semaine, lorsqu’un quotidien arabophone, citant une source anonyme « sûre », a affirmé que l’armée, le pilier du régime, ne s’opposerait pas à une libération d’Ali Benhadj. Une date butoir était même avancée : le 6 décembre, jour de la fête de l’Aïd-el-Fitr, qui marque la fin du ramadan. De son côté, la famille du détenu a affirmé que la libération du « prisonnier d’opinion » allait intervenir le 27e jour du ramadan, soit le 2 décembre.

LE VOTE ISLAMISTE

Ali Benhadj arrive au terme de la peine qui lui a été infligée (ainsi qu’à Abassi Madani, le chef du FIS), le 15 juillet 1992 par un tribunal militaire. Sa libération, l’été 2003, n’est donc plus qu’une question de mois. L’année suivante aura lieu, en principe, l’élection présidentielle. Candidat probable à sa propre succession, mais réputé en froid avec les « décideurs »de l’armée, le président Bouteflika « a intérêt à gracier Benhadj pour récupérer le moment venu une partie du vote islamiste », analyse l’avocat des dirigeants du FIS, Me Abdennour Ali Yahia.

Minoritaire au sein de l’opinion publique mais très actif, un autre courant pousse le raisonnement plus loin et n’hésite pas à accuser le chef de l’Etat de vouloir libérer son « complice ». Un article récent publié par Leila Aslaoui, ancienne ministre sous le président Zeroual, dont l’époux a été assassiné par les islamistes, donne le ton du procès d’intention intenté au président Bouteflika. « La libération du commanditaire du terrorisme islamique, écrit-elle, ne sera pas une surprise (…) lorsqu’on sait que les autres émirs sanguinaires ont bénéficié de l’impunité grâce à leur bienfaiteur Bouteflika. Après les tueurs, voici venu le tour des commanditaires du crime d’être anoblis par leur président. »

La présidence s’est gardée de tout commentaire. C’est à peine si, dans l’entourage du chef de l’Etat, on évoque les pressions qui s’exercent d’ores et déjà pour maintenir en prison l’ancien tribun du FIS, même une fois sa peine purgée. Libérer Ali Benhadj par anticipation est une hypothèse qui soulève les passions à Alger. « On pourrait songer à améliorer ses conditions de détention », suggère un conseiller du chef de l’Etat. C’est ce qui a été fait pour Abassi Madani – septuagénaire – dont la réclusion a été transformée, depuis plusieurs années, en mise en résidence surveillée.

Selon l’un de ses proches, Ali Benhadj a proposé une autre solution. Il est disposé à être rejugé, mais « en présence des chefs de l’armée qui étaient en poste lors de son arrestation », en juin 1991.

Jean-Pierre Tuquoi

 

V Foot tunisien ? :

http://www.tunishebdo.com.tn/article.php?idchron=27

Stop
 
LEMERRE N’EST PAS PAPA NOËL !!! 
 

Disons-le d’emblée : nous avons été un peu choqués par la médiatisation extrême de «la rentrée» de Lemerre à la tête de l’Equipe Nationale.
 
Jamais un sélectionneur national n’a eu droit à tant d’éloges, de qualificatifs prestigieux, de tambours et trompettes.
 
Jamais la personnalisation d’une telle fonction n’ a été poussée de manière aussi forte et, à la limite, indécente.
 
L’Equipe Nationale elle-même a été reléguée au second plan, seul Lemerre faisait la «une» , l’actualité.
 
Et certains, pris par un élan incontrôlé, avaient décortiqué tous les faits et gestes de Lermerre pour aboutir (déjà !) à la conclusion qu’avec lui «tout a changé», que «la révolution est en marche», que «notre football vit une ère nouvelle» !.
 
Que d’excès ! Que de commentaires exagérés !
 
Attention : nous n’avons rien contre Lemerre, un entraîneur dont la carte de visite seule suffit pour faire prévaloir sa compétence. Mais nous sommes contre la personnalisation, contre la surdimension de sa fonction. Il est entraîneur, pas magicien. Et ce n’est pas parce qu’il est reconnu qu’il va réussir.
 
Nous connaissons notre football, ses qualités et ses limites : il ne faut pas trop rêver et croire au père Noël.
 
Puis Lemerre est, avant tout, un homme, donc sensible, et s’il va entendre et lire tous les jours qu’il est le messie, le surhomme, il risque bien de nous regarder d’un peu trop haut, d’user (et d’abuser) de la carte blanche qui lui a été donnée.
 
De même en le plaçant au-dessus de tout, nous lui rendons un mauvais service car nous allons lui demander trop. En passant à l’autre extrême et l’attendre au tournant dès le premier faux- mouvement.
 
D’ores et déjà, et après «le retour sur terre» au lendemain du «très amical» Tunisie-Egypte, certains ont commencé à chuchoter que le choix de certains joueurs n’était pas convaincant, que les règles strictes imposées à la presse l’étaient trop, que l’Equipe Nationale ne jouait pas comme… la France !
 
Alors de grâce, laissons Lemerre travailler en paix, il n’est ni ange, ni démon, tout ce dont il a besoin, c’est de calme et de temps… 
 
Fathi EL MOULDI


A demain