Revue de presse n°288


 
La Revue de Presse (RDP) est publiée quotidiennement sur le site www.reveiltunisien.org.


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fouednejm@hotmail.com


La revue de presse, ce sont les meilleurs articles des principaux quotidiens européens ainsi que les infos de dernière minute des agences de presse choisis pour vous en toute subjectivité par Ahmed fouednejm. Les URL de quelques articles du site de la télévision qatarie Al Jazeera (en arabe) et d’Al Quds Al Arabi (journal panarabe édité à Londres) seront également donnés.


Sommaire:

Partie arabe: (Al Quds Al Arabi) :




  1. Chirac:  » C’est à l’ONU et non à Georges Bush de décider si l’Irak viole ou non les résolutions Onusiennes http://www.alquds.co.uk/index.asp?fname=2002\11\11-23\g26.htm&storytitle=?????:%20?????%20???????%20????%20???%20??%20????%20??????%20?????? (Reuters)

 

Partie Française: (Le Monde, Ha’aretz, Press Canada) :

 

Au sommaire aujourd’hui 4 articles et dépèches du Monde (édition du 24 novembre), de Ha’aretz et de Press Canada.


  1. Palestine (Le Monde + traduction d’un article de Ha’aretz)

  2. Tchétchénie et Irak: Bush et Poutine sont sur la même longueur d’ondes (Le Monde)


  3. On aura tout vu : Les « Ricains » traitent le premier ministre Canadien de « gauchiste » ! (PC)

 

Dernière minute: La Tunisie a été désignée pour organiser la Coupe du monde 2005 de Handball, au terme du vote qui s’est déroulé samedi à Saint-Petersbourg au cours du 29ème congrès de la fédération internationale de Handball (IHF).  http://www.infotunisie.com/

 

Achevée aujourd’hui à 16 H 58 GMT.

 Bonne lecture !




 

I Palestine :

 


 


Washington réclame à Israël de la retenue afin d’éviter des victimes civiles palestiniennes

Un responsable britannique de l’ONU a été tué à Jénine.

Jérusalem de notre correspondant

Les Etats-Unis ont demandé à Israël, vendredi 22 novembre, de mettre rapidement fin à l’opération militaire « Réactions en chaîne », qui a entraîné la réoccupation de l’ancienne zone autonome palestinienne de Bethléem. Cette opération a été décidée, jeudi soir, après un attentat-suicide perpétré par un Palestinien contre un autobus à Jérusalem, qui a entraîné la mort de onze personnes et des dizaines de blessés, dont un jeune Français qui se rendait au lycée français.

Un porte-parole du département d’Etat américain a reconnu aux autorités israéliennes le droit de se défendre mais il leur a demandé également « de garder à l’esprit les conséquences de leurs actions », « d’achever ces opérations aussi vite que possible et de prendre des mesures pour éviter de nouvelles victimes civiles » parmi la population palestinienne.

VILLES RÉOCCUPÉES

L’armée israélienne a pris position à Bethléem dans la nuit de jeudi à vendredi, notamment près de la basilique de la Nativité, pour empêcher des activistes palestiniens recherchés d’y trouver refuge, comme cela avait été le cas en avril, lors de l’opération « Mur de protection ».

Depuis vendredi, toutes les principales villes palestiniennes de Cisjordanie, à l’exception de Jéricho, sont à nouveau réoccupées. Après l’attentat revendiqué par le Mouvement de la résistance islamique (Hamas), le Comité exécutif de l’OLP a demandé, vendredi, l’arrêt de « toutes les opérations militaires, surtout celles visant les civils israéliens ».

A Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, un responsable britannique de l’Unwra, l’agence des Nations unies chargée des réfugiés palestiniens, a été tué, vendredi, à la suite d’échanges de tirs entre des soldats israéliens et des activistes palestiniens.

Ce responsable, Iain Hook, âgé de 50 ans, coordonnait les opérations de reconstruction de la partie du camp rasée par l’armée israélienne pendant l’opération « Mur de protection ». Il a été touché par deux balles dans l’abdomen alors qu’il s’efforçait d’évacuer son équipe. Les Nations unies ont accusé l’armée israélienne d’avoir bloqué le passage d’une ambulance qui s’était portée à son secours. Les Palestiniens ont rejeté la responsabilité de sa mort sur l’armée israélienne, qui a annoncé l’ouverture d’une enquête. Il s’agit du premier responsable étranger des Nations unies tué depuis le début de l’Intifada, après la mort de deux employés palestiniens.

Toujours à Jénine, un jeune Palestinien de 11 ans, qui jetait des pierres sur un blindé israélien, a été tué d’une rafale de mitrailleuse lourde. Une activiste propalestinienne irlandaise a également été blessée aux jambes, alors qu’elle s’efforçait de s’interposer entre des militaires israéliens et de jeunes lanceurs de pierre.

Enfin, à Gaza, une vedette militaire israélienne a été touchée par l’explosion d’un bateau de pêche palestinien. Quatre soldats israéliens ont été légèrement blessés. Le Jihad islamique a revendiqué samedi cette attaque, la première de cette nature depuis le début de l’Intifada, fin septembre 2000.

Gilles Paris




http://www.haaretzdaily.com/hasen/pages/ShArt.jhtml?itemNo=232418&contrassID=2&subContrassID=4&sbSubContrassID=0&listSrc=Y (Traduction de l’anglais publiée sur la liste Assawra, 23-11-2002). Excellente Amira Hass !

 


Les jours saints, les maisons sont fermées Ã  double tour
par Amira Hass



La seule et unique signification de la création d’une « continuité territoriale » entre Kiryat Arba et le caveau des Patriarches, c’est l’expulsion. L’expulsion d’encore plusieurs milliers d’habitants de Hébron, des gens qui ont la malchance d’avoir leur maison, leur magasin ou leur jardin dans la zone dévolue Ã  la « continuité ». Tsahal va protéger cette construction juive, et des dizaines, voire des centaines, d’Israéliens, entrepreneurs, ingénieurs, architectes, charpentiers, vont se joindre aux travaux, et la police les protègera. Des milliers d’Israéliens vont ainsi participer activement Ã  cette expulsion. Ils reviendront chez eux, chaque soir, retrouver leur famille inquiète, Ã  Jérusalem ou Ã  Kfar Saba. Si l’un d’eux est tué dans une embuscade palestinienne, la réaction sera encore davantage de « continuité territoriale ».

Il n’y aura nul besoin de faire monter les gens dans des camions. Tous simplement, ils ne pourront plus rester chez eux, laisser leurs enfants courir le risque d’emprunter chaque jour le chemin ou leurs « voisins » juifs construisent, en arpentant les rues le fusil en bandoulière, comme des maîtres de la terre, sinon du monde, des rues fermées Ã  la circulation des Palestiniens, pour raisons de sécurité. Ils perdront encore des jours de travail, quittant leur maison ou s’y rendant, et confrontés alors aux rires bruyants de bandes de Juifs des deux sexes qui leur jettent des pierres, leur donnent des coups de pied, leur crachent dessus, alors qu’un policier ou quelques soldats assistent passivement Ã  la scène. La vie des Palestiniens qui habitent la « continuité territoriale » va devenir semblable Ã  celle des Palestiniens de la vieille ville de Hébron, mais Ã  un rythme accéléré.

Que, ces dernières années, des dizaines d’habitants de la vieille ville aient quitté leur maison, est un secret de polichinelle. Ils ne pouvaient plus supporter leur vie, soumise au harcèlement continuel d’une poignée de citoyens juifs israéliens, qui ont pu se comporter de cette façon Ã  cause du laxisme ou de la sympathie de soldats et d’officiers, du laxisme ou de la sympathie de policiers, et de l’indifférence du public en Israël. Des dizaines de commerçants de la vielle ville ont cessé d’ouvrir leur magasin, que ce soit Ã  cause des jours et des nuits de couvre-feu imposé sans cesse Ã  Hébron, ou Ã  cause de la peur des « voisins », ou parce que les rues où se trouvent ces magasins sont fermées, pour protéger la sécurité des voisins juifs.

Quand le couvre-feu est levé et le marche rouvert, il y a une illusion de vie. Mais samedi dernier, au lendemain de la bataille entre des Palestiniens armés et des soldats, des policiers et des gardes armés de Kiryat Arba, sous le couvre-feu total imposé Ã  la ville palestinienne de Hébron, on pouvait s’apercevoir combien la ville s’est vidée. Une vielle femme et son fils jettent un coup d’œil effrayé Ã  travers une fenêtre barricadée. Derrière une porte de métal bien fermée, on entend le murmure des habitants Ã  l’intérieur. Mais depuis les toits de la vielle ville, on peut constater l’abandon : des volets de bois grand ouverts qui battent sous le vent et derrière eux, un trou noir ­ une pièce vide. Des plantes qui ont séché, des cordes Ã  linge sans linge, ce sont les signes d’un endroit vide de ses habitants.

A Wadi Nasara, là où a eu lieu la bataille, face Ã  la limite sud de Kiryat Arba, quelques maisons sont déjà vides. Le « chemin des fidèles » est devenu, pour les Palestiniens, le chemin des lanceurs de pierres et des tireurs en l’air, et du manque de réaction des autorités, depuis des années. Les vendredis et les samedis, ainsi que les autres jours de fêtes juives, quand les fidèles arpentent le chemin, sont des jours maudits pour les habitants de Wadi Nasara et de la vieille ville. Alors, ils s’enferment chez eux, barrent leurs fenêtres et se bouchent les oreilles quand la fenêtre vole en éclats, ou quand leurs pots de fleurs sont renversés, et qu’ils savent qu’il ne sert Ã  rien d’appeler la police.

Les colonies ont été construites avant et après le terrorisme. Elles ont été construites, que les Palestiniens expriment leur opposition, ou pas. Un long couvre-feu a été imposé sur la ville palestinienne après que Baroukh Goldstein ait assassiné des fidèles musulmans Ã  la mosquée Ibrahimi/caveau des Patriarches; un couvre-feu leur a été imposé après qu’un Palestinien ait assassiné un bébé juif, et après que des Palestiniens armés aient combattu des Israéliens armés. Des fanatiques juifs, Ã  Hébron et Ã  travers toute la Cisjordanie, harcèlent les Palestiniens, avant les attentats et après les attentats. Aujourd’hui, ils ne cachent plus que leur « entreprise de colonisation » fait partie d’un plan de transfert, ce que tout le monde, ailleurs Ã  l’ouest, appelle un « nettoyage ethnique ».

Ces fanatiques juifs et leurs lobbyistes sont-ils réellement les héritiers de la diaspora juive? Depuis Hébron, il semble plutôt qu’ils appartiennent Ã  un héritage différent, celui des descendants de mouvements nationalistes et antisémites qui lorgnaient sur les maisons des juifs et envoyaient leurs bandes commettre les pogroms et répandre la peur, pour mettre progressivement en oeuvre leur plan : « nettoyer la patrie de ses youpins ». Hébron, ce shabbat, faisait comme un écho aux anciens contes de Sochba, une ville au nord-est de la Roumanie, ou tous les dimanches, les juifs s’enfermaient Ã  double tour dans leurs maisons.

II Irak :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3210–299374-,00.html


A Saint-Pétersbourg, MM. Bush et Poutine affichent leur accord sur l’Irak et la Tchétchénie

L’alliance « antiterroriste » entre les Etats-Unis et la Russie éclipse des désaccords persistants.

Moscou de notre correspondante

C’est dans un somptueux palais de Catherine la Grande, en cours de rénovation pour les fêtes du tricentenaire de Saint-Pétersbourg, la ville natale de Vladimir Poutine, qu’a été reçu, vendredi 22 novembre, George W. Bush.




   
La campagne « antiterroriste » mondiale, ciment des nouvelles relations russo-américaines depuis les événements du 11 septembre 2001, a été le thème dominant de ce « sommet informel » entre les deux présidents. La rencontre, prévue à l’origine pour octobre au Mexique, avait due être reportée en raison de la prise d’otages dans un théâtre de Moscou par un commando tchétchène.

M. Bush n’a passé que trois heures dans la région de Saint-Pétersbourg, avant de se rendre en Lituanie. Il s’agissait de la deuxième visite en Russie du dirigeant américain, après un sommet à Moscou en mai, marqué par un accord de désarmement nucléaire et l’annonce d’un « dialogue énergétique ». M. Bush a répété à son interlocuteur que l’élargissement de l’OTAN « ne menace pas la Russie ». M. Poutine a répondu qu’il n’excluait pas « la possibilité de renforcer les relations de la Russie avec l’Alliance ».

Dans une déclaration commune, les deux présidents ont appelé l’Irak à respecter « totalement et sans condition » la résolution 1441 de l’ONU sur son désarmement. M. Poutine a toutefois voulu marquer une distance sur ce dossier, rappelant que « 15 des 19 auteurs » des attaques du 11 septembre 2001 étaient des ressortissants non pas de l’Irak, mais de l’Arabie saoudite, pays qui, selon le président russe, joue un rôle dans le « financement » de réseaux terroristes.

C’est au cours d’une conversation téléphonique ce mois-ci, au moment où les Etats-Unis battaient le rappel des voix à l’ONU en faveur d’une résolution musclée contre l’Irak, que M. Poutine aurait suggéré à M. Bush de se rendre en Russie après le sommet de l’OTAN. Devant une équipe de la télévision russe, M. Bush a déclaré jeudi que les intérêts économiques russes en Irak (contrats pétroliers, dette) « seraient bien sûr pris en compte », répondant à une inquiétude souvent évoquée à Moscou.

Le président américain a par ailleurs apporté un soutien appuyé à la façon dont le Kremlin avait géré la crise des otages à Moscou (128 morts parmi les spectateurs du théâtre). « Lorsque des terroristes provoquent des morts de civils, un véritable leader doit être ferme. Mon ami Poutine s’est trouvé dans une situation très difficile : les terroristes menaçaient de tuer 800 personnes. Il a fait tout son possible pour sauver des vies. J’ai entendu que certains accusent la Russie de ce qui s’est passé. Ce sont les terroristes qui devraient être accusés », a commenté M. Bush.

Le président américain a aussi, dans cet entretien diffusé à la télévision russe, lancé un appel à un règlement politique en Tchétchénie. « L’un n’exclut pas l’autre, a dit M. Bush, on peut pourchasser les terroristes et les meurtriers, mais en même temps régler la situation par des moyens généralement pacifiques. » Interrogé sur les liens que le président tchétchène, Aslan Maskhadov, entretiendrait, selon Moscou, avec le terrorisme international, M. Bush a esquivé la réponse : « Je n’ai pas eu l’occasion de discuter de tels liens avec Vladimir Poutine. » Il a ajouté que les Etats-Unis continuaient, dans la République ex-soviétique de Géorgie, où ils ont envoyé cette année quelque 200 instructeurs militaires, de prêter main-forte au président Edouard Chevardnadze pour « trouver les assassins, les soutiens d’Al-Qaida, qui pourraient se cacher dans les gorges de Pankissi, avec pour but de déstabiliser la Russie ».

« SENTIMENT D’ENCERCLEMENT »

A Moscou, l’idée que l’OTAN puisse à l’avenir déployer des forces dans la région balte n’enchante guère, surtout après l’arrivée de soldats américains en Asie centrale et dans le Caucase. Tout cela suscite « un sentiment d’encerclement », commente un haut responsable russe, même si aucune critique de cet ordre n’est formulée ouvertement.

L’important, écrivaient vendredi les Izvestia, journal proche du pouvoir russe, « est que la position de Bush concernant les méthodes de la guerre antiterroriste, telle qu’il l’a formulée après la prise d’otages à Moscou, est très appréciée au Kremlin ».

Natalie Nougayrède



III Relations USA et Canada :

http://cf.news.yahoo.com/021123/1/8e32.html

vendredi 22 novembre 20h50 HNE

La droite américaine est outrée des propos qu’aurait tenus Françoise Ducros

WASHINGTON (PC) – Après avoir pendant des années reproché aux Américains d’ignorer le Canada, le gouvernement libéral de Jean Chrétien pourrait bien regretter l’attention qu’ils portent maintenant au pays.

Les commentateurs de la droite américaine étaient outrés, vendredi, un jour après que la directrice des communications du premier ministre fédéral, Françoise Ducros, eut apparemment traité « notre président, George W. Bush, de crétin ».

Voilà la preuve que les Canadiens sont les « enfants gâtés du nouvel ordre mondial », a lancé Pat Buchanan, ancien candidat à la Maison-Blanche, qui critique régulièrement le Canada.

Le fait que M. Chrétien eut refusé la démission de Mme Ducros démontre qu’il est « de toute évidence un gauchiste, a quant à lui affirmé Sean Hannity, auteur de livres à succès, ardent défenseur de M. Bush et des républicains, lors de ses émissions quotidiennes de radio et de télévision.

Les commentaires moqueurs au sujet des capacités intellectuelles du président américain sont chose fréquente parmi certains milieux aux Etats-Unis. David Letterman et Jay Leno, tous deux animateurs d’émissions de télévision de fin de soirée, se payent constamment la tête de M. Bush dans le cadre de leurs monologues. De nombreux sites Web ont également pour raison d’être de dénigrer le dirigeant de la première puissance mondiale.

Cependant, que de tels propos soient tenus par des ressortissants américains est une chose, qu’ils proviennent d’un étranger en est une autre.

« Tout le monde n’est peut-être pas d’accord dans ce pays au sujet de la qualité du leadership du président, mais personne ne l’insulte et s’en tire comme ça, encore moins quelqu’un d’expression française », a affirmé Stephen Knifton, un Canadien installé à New York.

« Les Américains sont déjà assez confus au sujet des Canadiens, de la langue, du hockey et de la LCF (Ligue canadienne de football) sans qu’ils prennent ce genre de conneries de la part de quelqu’un au nom imprononçable et de sexe intéderminé », a-t-il ajouté.

A Washington, les autorités sont demeurées silencieuses, vendredi. Lors de son point de presse quotidien, un porte-parole du département d’Etat a indiqué n’avoir rien à dire au sujet de cette affaire


A lundi