Revue de presse n°283



La Revue de Presse (RDP) est publiée quotidiennement sur le site www.reveiltunisien.org.

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fouednejm@hotmail.com



La revue de presse, ce sont les meilleurs articles des principaux quotidiens européens ainsi que les infos de dernière minute des agences de presse choisis pour vous en toute subjectivité par Ahmed fouednejm. Les URL de quelques articles du site de la télévision qatarie Al Jazeera (en arabe) et d’Al Quds Al Arabi (journal panarabe édité à Londres) seront également donnés.




Sommaire:

Partie arabe: (Al Quds Al Arabi, Al Jazeera) :




  1. « La Chute honteuse d’Annan ». A. Atwan critique la condamnation émise par Koffi Anna suite à l’opération d’Hébron. A noter également que le journal israélien Ha’aretz, dans son édition du 17 novembre, a qualifié cette même opération de « résistance » et a refusé le terme de « terrorisme » qui a été utilisé, pour la condamner http://www.alquds.co.uk/index.asp?fname=2002\11\11-18\g29.htm&storytitle=????%20???????%20???????


  2. Selon certaines informations, Ben Laden se trouverait au Yémen où il jouirait de la protection des tribus du pays http://www.alquds.co.uk/index.asp?fname=2002\11\11-18\g25.htm&storytitle=??%20??????%20???%20???%20??????%20??????%20????%20????????%20????%20??%20??%20????%20??%20?????

 

Partie Française: (Le Soleil, AFP) :

 

Au sommaire aujourd’hui 5 articles et dépèches du Soleil (Québec) et de l’AFP.


  1. Palestine (AFP + Le Soleil)
  2. Prise d’otages en Espagne (AFP)
  3. Attentat de Jerba (AFP)
  4. Mohamed Ali, l’éternel (AFP)

Achevée aujourd’hui à 17 H 35 GMT.

 Bonne lecture !





 

I Palestine:

 


 





lundi 18 novembre 2002, 18h07

 

Israël mène un raid à Gaza contre la police palestinienne

 

GAZA (AFP) – Israël a mené lundi à l’aube un raid contre la Sécurité préventive palestinienne à Gaza, le principal service de police et de contre-espionnage palestinien chargé de coopérer avec Israël dans la lutte contre les attentats.

En Cisjordanie, une Israélienne a été grièvement blessée dans une attaque palestinienne alors qu’elle circulait en voiture près de la colonie juive de Rimonim, à l’est de Ramallah.

Le raid israélien sur un bâtiment de la Sécurité préventive palestinienne de Tall al-Hawa, un quartier sud de la ville de Gaza, a été mené par des unités blindées appuyées par des hélicoptères de combat.

Quatre Palestiniens -trois policiers et un cameraman d’une agence de presse étrangère- ont été blessés durant le raid. Le bâtiment visé a été partiellement détruit et six bâtiments voisins endommagés.

Le ministre israélien de la Défense Shaoul Mofaz a affirmé dans un communiqué que ce raid « a une fois de plus démontré les liens étroits noués par les services de sécurité de l’Autorité palestinienne avec des organisations terroristes telles que le Hamas ou le Jihad islamique ».

Le général Israël Ziv, commandant de la région de Gaza, a de son côté justifié le raid en expliquant à la radio publique israélienne qu' »au lieu d’empêcher le terrorisme, la Sécurité préventive produit du terrorisme ».

« Cette nuit, durant notre opération ponctuelle à Gaza, nous avons trouvé beaucoup d’armes dans la base de cette organisation, dont des dizaines de mortiers, des lance-grenades, un missile Qassam, un atelier de production d’armes, et énormément de matériel subversif », a ajouté le général Ziv.

Enfonçant le clou, une source sécuritaire israélienne a accusé la Sécurité préventive d’avoir « couvert et organisé la production de milliers de bombes, de mortiers et de missiles antichars de même que le développement de toutes sortes d’armements largement distribués au Jihad islamique et au Hamas pour des attaques contre Israël ».

Le directeur de la Sécurité préventive palestinienne dans la bande de Gaza Rachid Abou Chabak a qualifié le raid d' »agression barbare » et nié les « accusations toutes faites de la part des services israéliens ».

Par ailleurs, les Etats-Unis ont informé Israël qu’ils avaient demandé à la Syrie de fermer les bureaux du mouvement radical palestinien Jihad islamique à Damas, a indiqué le ministère israélien des Affaires étrangères.

Le Jihad islamique a revendiqué l’attaque meurtrière de vendredi soir à Hébron (Cisjordanie), qui a fait 12 tués israéliens, dont trois colons et neuf membres des forces de sécurité. Lundi les islamistes du Hamas ont également revendiqué l’attaque, mais le Jihad a affirmé avoir agi seul.

En Cisjordanie, l’armée israélienne a arrêté 14 activistes palestiniens recherchés, dont neuf dans le secteur de Hébron.


 

 

Le Soleil (Québec), Le lundi 18 novembre 2002

 


 

Contre vents et bombes

 

Simon Boivin

Le Soleil

Québec

 

Ils étaient peut-être 300 marcheurs, hier, à braver la tempête au nom de leurs convictions pour dénoncer une éventuelle guerre contre l’Irak ainsi que la situation en Palestine.

On en attendait près de 1000, mais le froid en a fait reculer plusieurs. Réunis sous les chapeaux des coalitions Québec-Irak et Québec-Palestine, les militants d’une vingtaine d’organisations ont fait entendre leur appel à la paix dans les rues de la Vieille Capitale.

« Nous soutenons que des bombardements en Irak ne serviraient absolument à rien, explique Sébastien Bouchard, du groupe Alternatives. Les États-Unis appuient sans remords bon nombre de dictatures à travers le monde. Ce qui les intéresse en Irak, ce n’est pas d’instaurer un régime démocratique, mais bien de se procurer du pétrole. »

Les coalitions ont amassé 5000 signatures dans une pétition demandant à ce que l’Irak ne soit pas bombardé et que les sanctions économiques qui lui sont imposées soient levées.

D’autre part, Taïeb Moalla, membre de l’association pour les droits de la personne au Maghreb et porte-parole de la coalition Québec-Palestine, souligne que la marche revendique le respect des engagements de l’ONU envers la Palestine. « Il est grand temps que la communauté internationale applique les résolutions qu’elle a adoptées aux Nations-Unis, lance-t-il. Une force de protection internationale doit être déployée là-bas. Pendant que les États-Unis offrent un soutien aveugle à Israël et que d’autres pays se cachent dans un mutisme gêné, des Palestiniens se font massacrer. »

À travers leurs efforts de mobilisation, les militants ont obtenu quelques appuis politiques. Hier, la députée bloquiste Christianne Gagnon a pris part à la marche. « J’ai personnellement visité la Palestine et j’ai vu là-bas un véritable système d’apartheid, se souvient-elle. J’ai fait quelques discours en Chambre sur la situation. Je trouve que le Canada est très mou dans ses positions face aux États-Unis, pas assez ferme. On croit qu’ils vont nous respecter parce qu’on joue leur jeu ? Je dis non à la guerre à l’Irak. »






Robert Jasmin, du groupe ATTAC-Québec, affirme que George W. Bush veut faire la guerre pour détourner l’attention de la piètre situation économique des États-Unis. « La vraie menace, ce sont les terroristes, pas l’Irak, soutient M. Jasmin. S’attaquer à l’Irak, c’est s’attaquer au monde arabe. M. Bush risque d’ouvrir une boîte de Pandore. » M. Jasmin espère que la mobilisation de la société civile puisse prévenir la guerre et sauver des vies. Il ne s’inquiète pas de représailles économiques de la part des États-Unis. « Pas du tout, lance-t-il. Quand il est question de vie humaine, il faut cesser d’être calculateur. »

Des manifestations semblables ont également eu lieu, hier, à Montréal, à Ottawa et à Halifax.




II Espagne :

http://fr.news.yahoo.com/021118/202/2utae.html

lundi 18 novembre 2002, 18h33

Espagne: enfants pris en otages dans une école près de Barcelone

BARCELONE (AFP) – Un homme armé d’un couteau, retient des enfants lundi après-midi dans une école de la périphérie de Barcelone, et a commencé à négocier la libération, contre de l’argent, d’une partie de ses otages.

Le nombre exacte de personnes retenues est encore incertain. Selon des sources policières, le nombre d’enfants serait de 26 et une institutrice serait avec eux.

Selon cette source policière, l’homme, au visage masqué, serait prêt à libérer un premier groupe de seize des 25 enfants qu’il retient depuis 16H00 (15H00 GMT) dans une école de L’Hospitalet, dans la banlieue sud de Barcelone.

L’homme, dont l’identité est inconnue, réclame de l’argent pour libérer les enfants, âgés de 8 à 10 ans, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la mairie de L’Hospitalet.

D’après la radio nationale, le ravisseur réclamerait une rançon d’un million d’euros, mais ce montant n’a pas été confirmé.

Des forces de police ont pris place autour de l’établissement dont les autres classes ont été évacuées. Plusieurs ambulances et une équipe de psychologues se sont rendus sur les lieux.

Des représentants des autorités locales et des forces de sécurité sont entrés en contact avec le ravisseur.

« Des parents des enfants séquestrés ont été victimes de crises de nerfs », a ajouté un porte-parole de la mairie.



III Jerba :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3214–298594-,00.html

Attentat de Djerba : trois nouvelles interpellations en France

Trois personnes, dont une femme, ont été interpellées lundi à Paris dans le cadre de l’enquête ouverte en France après l’attentat-suicide contre une synagogue de Djerba (Tunisie) qui a fait 21 morts en avril.

Il s’agit de trois membres d’une même famille, tous de nationalité tunisienne, dont le domicile a été perquisitionné, a-t-on précisé de source proche du dossier. Ils ont été placés en garde à vue pour une durée pouvant aller jusqu’à quatre jours dans les locaux de la direction de la surveillance du territoire (DST, le contre-espionnage français).

Parmi eux, figure une relation présumée de Walid Nawar, le frère de l’auteur de l’attentat du 11 avril, le Tunisien Nizar Nawar, qu’elle aurait notamment aidé dans un trafic de faux papiers d’identité, a-t-on ajouté de même source. Walid Nawar avait été interpellé lors d’une précédente opération de la DST, le 5 novembre dans la banlieue lyonnaise. Sept autres proches et parents de l’auteur de l’attentat avaient également été arrêtés.

Seuls trois d’entre eux avaient été mis en examen et écroués, le 12 novembre, par les juges antiterroristes français Jean-Louis Bruguière et Jean-François Ricard, chargés d’une enquête ouverte sur plainte du fils d’une des deux victimes françaises de l’attentat.

Walid Nawar est poursuivi pour « complicité d’assassinats et complicité de tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste ».

Les magistrats lui reprochent d’avoir acheté, quelques semaines avant l’attentat de Djerba, un téléphone satellitaire dont s’est servi son frère pour contacter un haut responsable d’Al-Qaida.

Dans une déclaration diffusée le 23 juin à la télévision qatarie Al-Jazira, un membre d’Al-Qaida avait revendiqué l’attentat. M. Bruguière s’était rendu à Djerba à la mi-septembre, accompagné de policiers de la DST. Il avait notamment rapporté ce téléphone satellitaire, trouvé chez Nizar Nawar et remis par ses homologues tunisiens.

Deux autres hommes, Tarek Hdia, un ami de Walid Nawar, et Mohamed Fehti Nawar, un oncle du kamikaze, avaient également été mis en examen le 12 novembre pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Avec AFP

 

IV Mohamed Ali :


http://fr.sports.yahoo.com/021118/1/2ut2o.html

lundi 18 novembre 2002, 17h19


Muhammad Ali, malade mais immense sur un ring afghan

KABOUL, 18 nov (AFP) – Autour du ring du club de boxe de Sahat Toma, une quarantaine de jeunes athlètes en survêtement forment lundi une haie d’honneur, en attendant Muhammad Ali, en visite à Kaboul en tant que « messager de la paix » des Nations Unies.

Leur cadre d’entraînement se résume à cette pièce commune, au plafond crevé et aux murs de torchis recouverts d’articles de presse et de posters jaunis. Plusieurs représentent l’homme qu’ils considèrent comme le plus grand champion poids lourd de tous les temps. Et qui, fait inespéré, a tenu à venir les voir.

Le colosse voûté de 60 ans que l’on extrait d’un gros 4X4 de l’UNICEF ne ressemble hélas guère à celui des affiches. Très handicapé par la maladie de Parkinson, il peut à peine marcher, tremble, chancelle, ne prononce mot.

Il se penche toutefois pour embrasser des enfants qui lui offrent des fleurs. Puis, soutenu aux aisselles, grimpe les trois marches de la porte d’entrée de Sahat Toma (Santé publique). Le voilà en terrain connu. Son cou est raide, mais, de son oeil vif, il inspecte les cordes du ring, les barres parallèles sommaires, les haltères dans la poussière.

Face à un jeune boxeur afghan, il se met en garde. S’approche d’un sac de sable pendu à une poutre. Le frappe d’un poing, puis d’un autre. L’émotion est immense, à la mesure de l’effort du champion, qui se mord la lèvre inférieure. Il s’interrompt pour glisser sa montre dans sa poche.

Lui qui par deux fois est tombé dans la matinée, en visitant une école de filles, se met à enchaîner les coups. Ceux-ci sont encore puissants et résonnent dans le silence respectueux. Muhammad Ali reçoit des pétales de rose sur son costume noir.

« C’est le plus grand des boxeurs de tous les temps. Un maître, une idole », s’enthousiasme Mahmoud Shah, 26 ans, sur un ton de vénération. Il relate avoir vu plus jeune tous les combats d’Ali, de son vrai nom Cassius Clay.

Aujourd’hui il peine à croire que celui que l’on a surnommé « The Greatest » se trouve dans son petit club, placé en état de survie sous les talibans, qui avaient décrété que les coups portés au visage étaient interdits.

Quand Muhammad Ali accepte d’enfiler des gants et de rentrer sur le ring, des bouquets passent au dessus des têtes. Abdullarud, un apprenti-boxeur, est désigné pour lui faire face. L’icône américaine, qui s’est convertie à l’islam dans les années 1960, tente, au ralenti, quelques directs ou uppercuts. Incapable de parler, il claque de la langue, gonfle ses joues et souffle, en provoquant les rires.

Durant quinze secondes, il parvient même à sautiller, comme s’il avait retrouvé son jeu de jambes. Ce dernier effort sera la dernier. Epuisé, il est rapatrié jusqu’à sa voiture.


A demain