Revue de presse n°278




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fouednejm@hotmail.com


La revue de presse, ce sont les meilleurs articles des principaux quotidiens européens ainsi que les infos de dernière minute des agences de presse choisis pour vous en toute subjectivité par Ahmed fouednejm. Les URL de quelques articles du site de la télévision qatarie Al Jazeera (en arabe) et d’Al Quds Al Arabi (journal panarabe édité à Londres) seront également donnés.




Sommaire:

Partie arabe: (Al Jazeera) :




  1. Exclusivité d’Al Jazeera: Ben Laden salue les derniers attentats et prises d’otages de Bali et de Moscou (voir également la partie française de la RDP) http://www.aljazeera.net/news/arabic/2002/11/11-12-18.htm

Partie Française: (Le Monde, AFP) :

 

Au sommaire aujourd’hui 3 articles et dépèches du Monde (édition du 13 novembre) et de l’AFP.


  1. Irak : les frappes se précisent  (Le Monde)
  2. Le contrôle des groupes armés en Palesitne (Le Monde)
  3. Ben Laden refait surface (AFP) 

Achevée aujourd’hui à 22 H 37 GMT.

 Bonne lecture !





 

I Irak:

 


 


George Bush organise ses plans d’attaque contre l’Irak

Par des fuites dans la presse, l’administration américaine lève le voile sur sa stratégie militaire contre le régime de Saddam Hussein au cas où le président irakien refuserait de se plier aux exigences de la résolution 1441 des Nations unies pour le désarmement de son pays

Washington de notre correspondant

Saddam Hussein ne doit pas prendre la patience démontrée par les Etats-Unis, au long de huit semaines de négociations à l’ONU, pour un signe de faiblesse ou d’incertitude. George W. Bush l’a répété, lundi 11 novembre, dans un discours prononcé à la Maison Blanche pour le jour des anciens combattants. « Si l’action militaire devient nécessaire pour notre propre sécurité, a-t-il dit, j’engagerai toute la force et la puissance militaires américaines, et nous vaincrons. »

Ce propos s’appuie sur un plan d’action que le Pentagone a soumis à M. Bush et qui, depuis trois jours, est décrit dans la presse. Les journalistes ne sont pas dupes de la bonne volonté avec laquelle leurs interlocuteurs du ministère de la défense et de la présidence ont répondu à leurs questions. Certains mettent en garde leurs lecteurs contre une possible opération de désinformation, semblable à celle qui, en 1991, avait été montée pour faire croire aux dirigeants irakiens que les alliés préparaient un débarquement au Koweït, alors qu’ils allaient lancer une campagne aérienne.

En réalité, la fuite fait partie du plan, a expliqué, dimanche, le Washington Post. Il s’agit d’annoncer au monde arabe que, s’ils font la guerre, les Etats-Unis appliqueront une stratégie qui épargne les civils ; et de convaincre les militaires irakiens que les forces américaines auront les moyens de détruire toute résistance. Les unités employées atteindraient, en effet, 250 000 hommes, soit un effectif très supérieur aux chiffres de 50 000 Ã  75 000 avancés il y a six mois. « Ces chiffres étaient cités par des politiques, qui voulaient minimiser l’ampleur et les risques d’une guerre. Les militaires n’y ont jamais cru », explique Michael O’Hanlon, spécialiste de la défense à la Brookings Institution.

ACTIONS AU SOL

Au printemps et au début de l’été, les généraux, jugeant déraisonnable l’idée d’une guerre rapide, ont demandé du temps et des moyens. Les 250 000 hommes – Américains et alliés – envisagés aujourd’hui correspondent aux évaluations du général Tommy Franks, chef du commandement central, appuyé par l’état-major interarmes, que préside le général Richard Myers. Ce n’est, toutefois, que le tiers des effectifs mobilisés par la coalition formée contre l’Irak en 1991.

Les Etats-Unis et leurs alliés agiraient dans le nord, l’ouest et le sud du pays, sans toucher Bagdad ni Tikrit, la ville natale de Saddam Hussein, à 150 kilomètres de la capitale. Des bombardiers B1 et B2 largueraient une forte proportion de missiles guidés par satellite, afin de détruire des cibles et de rompre les communications entre le commandement et les forces armées. Cette phase aérienne, courte, serait suivie d’actions au sol, menées par des troupes aéroportées américaines et britanniques, et destinées à prendre le contrôle des bases militaires, des missiles Scud et des ressources chimiques et biologiques. Les effectifs employés pour ces opérations seraient relativement limités, mais 150 000 hommes seraient en position, dans la région, pour affronter la Garde républicaine, estimée à 100 000 hommes, et qui constitue le principal rempart du régime.

Le plan vise, en fait, à éviter cet affrontement, en provoquant l’effondrement du régime dès la première phase. Cependant, les planificateurs du Pentagone prévoient des moyens suffisamment importants pour venir à bout des forces irakiennes si elles décidaient de résister. « Ils ne veulent pas que Saddam croie qu’il peut s’en sortir », résume M. O’Hanlon, pour qui l’inspiration du plan fait songer davantage à l’opération de 1989 contre le général Noriega, dictateur du Panama, qu’à la guerre du Golfe.

Il se confirme que les forces armées feraient appel à 265 000 réservistes et gardes nationaux pour des missions relevant, principalement, de la sécurité du territoire. Certaines unités ont été informées d’une possible convocation en janvier. En outre, les préparatifs logistiques en direction du Proche-Orient s’intensifient, sans que l’ordre de marche ait été donné aux troupes elles-mêmes.

Patrick Jarreau

« Un pistolet pointé sur la tête » du régime

« Cette résolution [la 1441] ne nous rapproche pas d’une guerre », a estimé, lundi 11 novembre, la conseillère pour la sécurité nationale du président Bush, Condoleezza Rice, dans une interview radiophonique, mais « nous devons maintenir un pistolet pointé vers la tête du régime irakien parce que c’est la seule façon d’arriver à le faire coopérer. »

Le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, a quant à lui déclaré qu’il serait « très dur pour les inspecteurs de trouver quelque chose » en Irak, rappelant que, par le passé, le régime de Bagdad avait dispersé ses armes illégales, les enterrant profondément, et avait fait mettre à mort ses concitoyens qui en avaient communiqué la localisation aux inspecteurs de l’ONU. – (AFP.)




II Palestine :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3210–297832-,00.html

L’attaque du kibboutz Metzer pose la question du contrôle des groupes dissidents du Fatah


Le parti de Yasser Arafat tente de convaincre le Hamas de la nécessité d’une trêve

Jérusalem de notre correspondant

Les villes palestiniennes de Tulkarem et de Naplouse étaient dans la ligne de mire de l’armée israélienne, mardi 12 novembre, au lendemain de l’attaque meurtrière du kibboutz Metzer, dans le nord du pays, au cours de laquelle cinq Israéliens ont été tués, dont deux enfants de 4 et 5 ans.



   Dans la nuit de lundi à mardi, l’armée israélienne a pénétré à l’intérieur du camp de réfugiés de Tulkarem pour y détruire la maison du commanditaire présumé de l’attentat.

Le kibboutz Metzer jouxte la Ligne verte qui sépare Israël des territoires palestiniens. L’assaillant a réussi à pénétrer à l’intérieur du village, dimanche soir, peu avant minuit. Il a tout d’abord ouvert le feu sur une femme, la tuant sur le coup, puis sur le responsable du kibboutz accouru sur place, lui aussi mortellement atteint. L’assaillant a ensuite pénétré à l’intérieur d’une maison et tué une mère de famille et ses deux enfants, avant de prendre la fuite en dépit du dispositif immédiatement mis en place par les services de sécurité israéliens.

Cet attentat meurtrier est le premier auquel est confronté le gouvernement israélien depuis le départ des ministres travaillistes et l’arrivée de l’ancien chef d’état-major, Shaul Mofaz, et de l’ancien premier ministre, Benyamin Nétanyahou, aux postes de ministres de la défense et des affaires étrangères.

Lors de la réunion du cabinet tenue symboliquement dans le kibboutz, lundi, M. Nétanyahou a demandé que l’option de l’expulsion du chef de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, soit examinée, alors que les responsables des services de sécurité ne la considèrent toujours pas comme une priorité. Selon la presse israélienne, le principe d’une réponse militaire « mesurée » a été adopté. Celle-ci reste cependant problématique compte tenu de l’important déploiement de l’armée israélienne effectué depuis le début de l’opération « Voie ferme » lancée en juin et qui est toujours en cours. L’hypothèse d’une opération à Gaza, où un enfant palestinien de 2 ans a été tué, lundi, par des tirs israéliens, selon des sources palestiniennes, était par ailleurs exclue.

L’attaque de Metzer, condamnée par M. Arafat, a constitué également une nouvelle épreuve pour une Autorité palestinienne accusée de double jeu. Alors que M. Arafat a multiplié, au cours des derniers mois, les interventions pour demander l’arrêt des attaques contre les civils israéliens, c’est un groupe se revendiquant du Fatah – le parti qu’il préside – les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, qui a revendiqué l’attaque de Metzer en riposte à « l’agression israélienne »et à l’assassinat, deux jours auparavant, d’un important responsable militaire du Djihad islamique à Jénine. Même si, selon le Shin Bet, le service de sécurité intérieur israélien, les groupes militaires du Fatah agissent en groupes dissidents et se comportent désormais en « gangs locaux », selon l’expression rapportée par le quotidien Haaretz, mardi, l’attaque de Metzer relativise les efforts engagés officiellement par le nouveau ministre de l’intérieur palestinien, Hani Al-Hassan, pour mettre un terme aux attentats palestiniens en Israël.

De même, le bain de sang du kibboutz jette indirectement le doute sur le succès des réunions organisées depuis plusieurs jours au Caire, en Egypte, entre des responsables du Fatah et les représentants de la branche extérieure du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) au cours desquelles l’Autorité palestinienne assure vouloir convaincre le mouvement islamique de la pertinence d’une trêve pendant les semaines qui vont précéder les élections générales israéliennes.

Si le Fatah semble désormais incapable d’imposer sur le terrain les mots d’ordre de ses chefs de file, comment pourrait-il obtenir le moindre cessez-le-feu d’un partenaire qui s’en est toujours tenu, jusqu’à présent, à son propre agenda politique ?

Gilles Paris

Les élections israéliennes fixées au 28 janvier

Le Parlement israélien a fixé au 28 janvier 2003 la date des élections législatives anticipées convoquées par le chef de l’Etat après la chute du gouvernement d’union nationale d’Ariel Sharon. Le scrutin sera précédé de primaires pour la désignation des candidats aux fonctions de chef du gouvernement des deux principales formations en lice. Le Parti travailliste et le Likoud désigneront respectivement leur chef de file les 19 et 28 novembre. Le premier ministre sortant devra affronter Benyamin Nétanyahou, qui a fait son entrée au gouvernement au poste de chef de la diplomatie, après la démission des cinq ministres travaillistes.

Du côté des travaillistes, Benyamin Ben Eliezer, ancien ministre de la défense, se verra opposer l’actuel maire de Haïfa, Amram Mitzna, et un ancien responsable syndical, Haim Ramon. Pour le moment, les élections générales palestiniennes sont toujours fixées au 20 janvier. Mais il est peu probable qu’elles aient lieu à la date prévue en raison de la réoccupation de la Cisjordanie. – (Reuters.)