Le Congrès pour la République


Le Congrès pour la République

Pour la souveraineté du peuple, la légitimité de l’Etat, la dignité du citoyen

33 rue Bab Al Jazira –Tunis

Paris Le 12-11 –20O2

Communiqué de presse
Les instances dirigeantes du CPR se sont réunies du 8 au 11 Novembre pour débattre de la situation en Tunisie et de la position du parti, notamment en ce qui concerne les élections présidentielles et législatives prévues en 2004.

Le CPR a publié un communiqué daté du 12 Novembre dans lequel il dresse l’état de la grave crise politique, économique et sociale dans laquelle se débat le pays. La faillite du régime sur le plan politique est évidente puisque de pays, en voie de démocratisation, la Tunisie est devenue en l’espace de quinze ans une république bananière et un Etat policier. Le prétendu miracle économique a fait long feu. Tous les indicateurs sont au rouge. La preuve la plus tangible de cette faillite est l’extension rapide et inquiétante du phénomène de « boat people. Cette situation est largement due à la confiscation de tout le pouvoir par un seul homme et surtout à l’extension de la corruption de ses proches. Cette dernière a pris ces dernières années des proportions considérables, handicapant gravement le fonctionnement de la société et de l’économie.

Le CPR considérant la responsabilité directe de Ben Ali dans la dégradation du pays et de son image, a décidé de lancer une campagne nationale pour son départ. Le CPR lui dénie tout droit de se représenter aux élections de 2004 , puisque le pays a boycotté le putsch constitutionnel par lequel il s’est attribué l’immunité et le droit de se présenter autant de fois qu’il le veut , en fait la présidence à vie. La constitution qu’il s’est taillée sur mesure étant nulle et non avenue, le dictateur n’a aucune légitimité, ni pour se représenter, ni pour continuer à gérer le pays.

Le CPR qui se réserve le droit de présenter des candidats aussi bien aux élections présidentielles que législatives, n’en appelle pas moins l’opposition à boycotter toute élection organisée par le dictateur. L’objectif doit être d’obliger Ben Ali à partir et de tenir de vraies élections pour reconstituer l’Etat et non de faire de la figuration dans les farces électorales dont il a le secret.

Le CPR a lancé enfin un appel aux forces vives du pays pour sortir de l’attentisme et vaincre la peur et d’user de tous les moyens pacifiques pour mettre fin à une dictature qui a déshonoré et ruiné la Tunisie.

Pour le CPR

Dr Moncef Marzouki

Président du parti